Heikki Koskenkorva, (à peine) plus sérieux que le vieux a confié à notre site cet aperçu de la situation professionnelle actuelle d'HCF.
|
aujourd'hui
 Et puis quoi encore ?
En 1976, HCF est contacté par la Direction de la musique pour enseigner la direction d'orchestre aux chefs de choeurs dans le tout nouveau Centre Polyphonique créé à Paris. Petit à petit cette classe devient importante. Malheureusement le nombre d'élèves est trop grand pour pouvoir faire un travail intéressant dans ce cadre, d'autant que de plus en plus nombreux sont ceux qui méritent d'être suivis, boursiers venant de l'étranger ou chefs de choeurs français. La classe se transforme et HCF décide de la limiter à huit élèves par an sur un cycle de trois années, ce qui ne peut avoir lieu que dans un cadre privé et avec l'appui de la Jeune Philharmonie de Seine Saint-Denis.
Lui qui ne souhaitait plus diriger est pris au piège de ce nouvel ensemble.
Au commencement il s'occupe du petit orchestre des élèves du conservatoire qu'il dirige.
Mais ceux-ci amènent avec eux des comparses extérieurs par l'odeur alléchés.
L'orchestre grandit, engraisse, s'améliore...
On demande à HCF de diriger des orchestres européens de jeunes.
L'orchestre en profite et attire d'autres jeunes musiciens.
Il devient un orchestre départemental. Au grand dm d'aucuns.
Frank Bergeon et surtout l'admirable Jean-Philippe Dejussieu secondé par le non moins Oren Grougnet viennent le seconder.
Le Conseil général le subventionne un peu (mais mieux que le Ministère le faisait pour les Solistes de Paris, ce qui est un comble (pour le Ministère)) puis le missionne (mal mais quand même!).
L'orchestre entreprend des tournées en France puis à l'étranger (Grande-Bretagne, Suède, Italie, Finlande, Pays-Bas, Allemagne), organise ses stages d'été en France, en Finlande, en Angleterre et il pratique une politique d'échanges avec des orchestres et des chorales d'un peu partout.
Au sein de cet orchestre qui dépasse maintenant soixante musiciens, il y a aussi de futurs professionnels.
Une formation de chambre est alors constituée, l'ensemble DIONYSOS qui mélange jeunes professionnels, élèves de conservatoires et leurs professeurs.
Et c'est reparti pour un tour.
et pour le cours de direction d'orchestre
Par ailleurs, Henri-Claude Fantapié - qui s'ennuie quand il n'y a rien à faire - a reconstitué, arrangé voire dérangé de nombreuses oeuvres des temps passés et présents, écrit des articles à tout va dans des dictionnaires (Larousse), des revues (Jazz-Hot - Boréales - l'Analyse musicale...), des textes de pochettes de disques, des pages Internet et même des livres, participé à des colloques (qui devenaient parfois des coliques), dirigé pour ses amis un nombre important de séances d'enregistrements discographiques et enfin, suivant la leçon de Voltaire, surtout tenté de se contenter de cultiver sa femme, son jardin, ses élèves, ses amis (et de manger ses légumes).
|