prehistoire

 Sommaire de la page (cliquer sur la ligne correspondante)

La génèse
Le répertoire
Les musiciens
Les documents


 La génèse

Au commencement il y avait des instrumentistes, tous élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (et dépendances) qui se sont réunis autour d'Henri-Claude Fantapié, pour créer un orchestre qui porta le nom d'Orchestre de chambre de Monaco (ou d'orchestre de chambre de la fondation de Monaco).
Tout ceci se passait au début de l'année 1959, à Paris.
L'orchestre avait sa salle de répétitions à la Cité Universitaire de Paris, à la Fondation de Monaco et disposait de la salle de concert de la Maison Internationale, qui avait une excellente acoustique et pouvait accueillir plus de cinq cents auditeurs.
Pourquoi l'orchestre de chambre était-il de Monaco (à Paris) ?
Tout simplement parce que son encadrement était issu de la Principauté et que son chef y avait obtenu un premier prix de direction d'orchestre en 1958, dans la classe de Marc-César Scotto.
Autour de son chef, l'orchestre bénéficiait d'un chargé de relations publiques (Alain Fantapié) et d'un administrateur (le corniste René Croësi). Le recrutement des cordes fut confié à Romuald Tecco qui allait ensuite faire une belle carrière de professeur à la Julliard Academy de New-York.
Le succès des deux premiers concerts (qui présentaient en solistes la harpiste Annie-Challan, le flûtiste Philippe Binder et les violonistes Romuald Tecco et Jacques Rodriguez) fut suffisant pour qu'il attire l'attention sur l'orchestre qui allait donner un assez grand nombre de concerts avec le soutien administratif et financier de la Principauté.
Jusqu'en janvier 1961, cet orchestre de chambre atypique donna des concerts un peu partout en France, en Allemagne et, bien entendu, à Monaco.
Ses membres comptaient parmi les plus brillants des jeunes musiciens qui travaillaient à Paris, anticipant ainsi sur une formule qui n'allait se développer que dans les années quatre vingt-dix, avec les aides européennes. Allemands, Italiens, Français, Anglais, originaires d'Amérique du Sud et du Nord, venus de pays de l'Est et de Monaco, ils allaient jouer dans des festivals, enregistrer pour Radio Monte-Carlo, la SWR Baden-Baden, la NHK Tokyo, Radio Mexico, créer des œuvres de jeunes compositeurs et donner le concert d'hommage de la France à Heitor Villa-Lobos, disparu en 1959.
Il participa également à des séances d'enregistrement de musiques de films, accompagna des ballets et joua des musiques de scène de théâtre.
Néanmoins, malgré les succès et la demande qui s'amplifiait, il apparut vite que la cadre choisi avait des limites et que l'avenir ne permettait pas à l'orchestre de poursuivre son développement d'une manière satisfaisante dans un cadre totalement professionnel.
Le 21 janvier 1963, une formule transitoire présentait un programme de créations musicales à l'École Normale de Musique de Paris, sous le label de l'Ensemble instrumental Henri-Claude Fantapié qui allait prendre la saison suivante le nom des Solistes de Paris.


RETOUR EN HAUT DE LA PAGE


 Les musiciens

La remarquable continuité de l'équipe musicale et son implication dans le travail de préparation des concerts ont permis à l'Orchestre de chambre de Monaco, devenus ensuite les Solistes de Paris de préserver une personnalité qu'on retrouve à l'écoute de certains de ses enregistrements.
Dès les débuts, sous l'impulsion de Romuald Tecco, puis de Jacques-Francis Manzone, l'ensemble des cordes se caractérisait par son timbre et un jeu très dynamique.   Le pupitre de violoncelle qui vit passer André Rolland, l'Italien Nino Ciccoria, Jean-Marie Gamard, Bernard Sudrat, l'Allemand Walter Baumann et le Hongrois Peter Nagy-Farkas égalait celui de violon qui, outre Tecco, Manzone et Rodriguez, comprenait Josette Roux et Jacqueline Billy qui allaient se distinguer dans les premiers pupitres de l'Orchestre de Paris, Jean-Noël Mollard futur responsable du quatuor qui porte son nom, Hervé Le Floch qui partira à l'Opéra de Paris, Eliahu Imbal alors élève de direction d'orchestre au Conservatoire de Paris, Julien Skowron avant son incursion dans la musique Baroque, Adèle Auriol qui formera un duo remarquable avec son mari. Le pupitre d'alto était mené par Pierre Laget qui occupera bientôt le même rôle à Lyon tandis que Jean-Michel Vaccaro (:) allait vers une brillante carrière universitaire et Michel Pons  allait rejoindre les orchestres de Radio-France. Le pupitre de contrebasse comprenait le futur compositeur Philippe Drogoz, Granier qui partira à l'Opéra de Paris, Pierre Levet (:) et Pierre Allemand, futur musicien de l'Orchestre de Paris. Parmi les vents, les flûtistes Philippe Binder puis le Hongrois Csaba Erdelyi, l'Américaine Laurie Henderson et M. Prévost, les clarinettistes Américains Marilyn Sorenson et Martin Tow, les hautboïstes Canadier en Britannique Pierre Simard et S. Leadbetter, le trompettiste Robert Bouché, les cornistes René Croësi et le Sud-Africain Martin Hirsowitz, le percussionniste Gaston Sylvestre. Les pianistes Brigitte Lion, Gilbert Vatrican, Marie-Claire Laroche et Pierre Leconte jouèrent également régulièrement avec l'orchestre qui travailla égalemeent avec de nombreux chanteurs et cantatrices..


RETOUR EN HAUT DE LA PAGE


 Les documents

De cette époque, les enregistrements réalisés par Radio Monte-Carlo préservent (entre autres) les documents suivants :

A. Vivaldi : Concerto pour 4 violons en si.
J.S. Bach : Concerto en ré mineur pour deux violons
F.J. Haydn : Symphonie « les adieux »
F. J. Haydn : Concerto n°2 pour cor
W. A. Mozart : Motet Exsultate jubilate
W. A. Mozart : Concerto pour flûte et harpe
W. A. Mozart : Concertos pour cor n°s 3 & 4
W. A. Mozart : Concerto pour violon en sol majeur
B. Britten : Simple symphony
I. Strawinsky: Petites suites pour orchestre 1 et 2
A. Honegger : Pastorale d'été

Ainsi que la musique des films Morte la mort, Crête et Camargo et la musique de scène de la Savetière prodigieuse de F. Garcia Lorca.

RETOUR EN HAUT DE LA PAGE

 Le répertoire :

L'orchestre a surtout joué de la musique de l'époque Baroque et classique ainsi que des œuvres contemporaines.
Clérambault, Vivaldi, Bach, Haydn et Mozart ont constitué leur répertoire de base, mais leur originalité a été de faire entendre de nombreuses œuvres contemporaines, créations et premières auditions françaises de compositeurs peu connus. Parmi celles-ci retenons, outre des œuvres de Strawinsky, Honegger, Janácek, Villa-Lobos, Bartók, Britten, Bloch, Ibert, Mignone (1e aud. En France), Santoro (id), Guarnieri (id), Tisné (Concerto pour piano, création), Fusté (Concerto pour flûte), Mari (Petite suite), Fantapié (Concertino pour cor - Didone abbandonata).

J. S. Bach Concerto pour deux violons  - R. Tecco et J. Manzone
(Opéra Garnier - Monte-Carlo - Photo archives)


RETOUR EN HAUT DE LA PAGE                                                                        RETOUR A L'ACCUEIL (HOME)
                                                                                           google7947af0d2f37944a.html.